En France, le système des retraites fonctionne par répartition : les pensions des retraites sont financées grâce aux cotisations des salariés actifs. Ces derniers acquièrent parallèlement des droits pour leur retraite future, qui sera à son tour financée par les salariés actifs.
L'acquisition annuelle maximale est de quatre trimestres. Le nombre de trimestres est par ailleurs défini par le montant du salaire. Un trimestre est validé si le salarié a cotisé sur la base de 200 fois le Smic horaire (1.772 euros en 2010). Le taux de cotisation correspond à 6,65% du salaire pour les salariés majorés de 8,30% versés par les employeurs.
A noter que les salariés acquièrent aussi des trimestres au cours des périodes de chômage (un trimestre tous les 50 jours d'indemnisation), arrêts maladie et congés maternité.
Le nombre de trimestres pour obtenir le taux plein est fonction de l'année de naissance. Ainsi, les personnes nées avant 1949 doivent justifier de 160 trimestres tandis que celles nées après 1952 devront en présenter 164. Quoi qu'il en soit, le taux plein est attribué automatiquement à 65 ans.
Le taux plein correspond à 50% du salaire moyen (i.e. moyenne des 25 meilleures années de salaires) rapporté au nombre de trimestres validés par le salarié.
L'âge légal est fixé à 60 ans. Toutefois, pour bénéficier d'une retraite à taux plein et donc justifier de 162 trimestres de cotisation, certains salariés devront continuer à travailler au-delà de l'âge légal de départ à la retraite (sauf les personnes âgées de 65 ans).
Par ailleurs, il faut savoir que depuis 2009 l'âge de mise à la retraite d'office (âge à partir duquel un employeur peut mettre un salarié à la retraite contre l'avis de ce dernier) a été repoussé de 65 à 70 ans.
Un départ à la retraite sans avoir cotisé suffisamment entraine une décote : 5 points par an pour les personnes nées avant 1944 et 2,75 points par an pour celles nées en 1952 et après.
Si un salarié qui a déjà validé le nombre de trimestre requis pour bénéficier d'une retraite à taux plein poursuit son activité, il pourra profiter d'une surcote de 5% par année de travail supplémentaire.

