La réduction d'impôt sur le revenu annoncée par le Président de la République ne satisfait pas tout le monde, loin s'en faut.
Ainsi, le président et le rapporteur de la commission des Finances de l'Assemblée nationale eux-mêmes (Didier Migaud, député PS, et Gilles Carrez, député UMP) dénoncent les inconvénients de cette mesure, si appliquée telle qu'énoncée. Certes, la suppression des tiers provisionnels de mai et septembre, dûs au titre de 2008, représenterait un effort du gouvernement de 1,1 milliards d'euros. Mais contrairement au but défini -aider les personnes non imposables en raison de leurs faibles revenus, ainsi que les classes moyennes- elle ne bénéficierait qu'à certaines catégories de la population, celles dites des "revenus élevés", qui jouissent déjà d'exonérations via les niches fiscales. Exemples :
Les députés expliquent qu'un autre mécanisme, qui concernerait une population plus large que les seuls contribuables redevables de l'impôt, serait envisageable : un crédit d'impôt fixé en fonction de la cotisation d'impôt brut, hors décote, hors perception minimale.

