Les acheteurs d'un bien immobilier sont soumis à un régime fiscal (mariage, pacs, ...) qui influe sur la propriété dudit bien.
Acheteurs mariés
Lors du mariage, les époux vont opter pour un régime matrimonial, qui définit ce que deviennent les biens possédés avant le mariage, ceux acquis ou hérités pendant le mariage.
Aujourd'hui 90% des personnes choisissent le régime communautaire (régime légal) appelé aussi communauté de biens réduite aux acquêts. Ce régime s'applique par défaut, si aucun contrat n'est prévu entre les conjoints : tous les gains, salaires et biens acquis pendant le mariage relèvent de la communauté.
S'agissant du logement, les conséquences sont les suivantes :
Toutefois, d'autre personnes optent pour le régime de la séparation de biens. Dans ce cadre, chacun des conjoints garde une indépendance financière totale. A noter que ce contrat peut être souscrit lors du mariage ou après.
S'agissant plus précisément du logement :
Acheteurs pacsés
Depuis le 1er janvier 2007, les biens achetés par l'un des partenaires lui appartiennent en propre, et ne relèvent plus de l'indivision. Bien sûr, s'ils souhaitent que ledit bien soit commun, les pacsés peuvent opter pour l'indivision, mais il faut néanmoins garder à l'esprit que cela peut s'avérer compliqué en cas de séparation.
Le pacsé survivant jouit d'un droit temporaire de jouissance d'un an sur le logement commun.
En cas de logement acheté avant la signature du pacs, il est possible d'en donner une partie au pacsé non propriétaire sous réserve de paiement de droits de donations.
Acheteurs en union libre (concubinage)
Deux concubins peuvent acquérir un bien en indivision :
Les concubins peuvent aussi choisir d'acheter en SCI :
Même si l'achat en SCI nécessite plus de formalités, il est indéniable qu'elle offre plus de souplesse et permet en cas de décès de protéger le survivant (achat croisé). Cf notre rubrique les différentes SCI.
Enfin les concubins disposent de la tontine pour acheter leur bien :
La tontine est une technique d'achat en commun. Elle prévoit qu'au décès du premier acquéreur, l'autre est considéré
comme ayant toujours été l'unique propriétaire. Contrairement à
l'indivision, il n'y a donc pas à racheter la part du décédé.
Ceci étant, une lourde taxation est applicable aux personnes possédant une résidence de plus de 76.000 euros. Par ailleurs, en cas de mésentente, la situation est bloquée car on
ne peut même pas demander en justice le partage ou la vente du
logement. Il ne reste plus qu'à attendre... le décès de l'un des deux.
Si signer un pacte tontinier a pu être intéressant dans le temps, nous ne conseillons plus aujourd'hui ce statut.

