Arcachon et au Pyla, les villas à moins d'un demi-million d'euros se font rares. Pour une vue sur la mer, il faut compter 100 000 euros de plus. Une maison de 75 m2 avec 4 chambres a tout de même été proposée à 435 000 euros aux propriétaires. Problème, "elle fait partie d'une copropriété et l'immeuble voisin offre une vue plongeante sur la cour de la villa", décrit Philippe Gatignol, de l'Adresse Agence Cap.
De manière générale, les professionnels notent une augmentation des budgets. Mais l'acquéreur se fait plus rare. "En six mois, nous avons enregistré une baisse de près de 40% de nos contacts", constate Jean-Baptiste Pebeyre, de l'Agence de la plage. En tête de son palmarès des quartiers les plus chers figure le Moulleau, "moins isolé que le Pyla" et plus estival. Au Domaine de la forêt, à la limite entre les deux secteurs, une résidence principale de 130 m2 datant des années 1970, sur 1 000 m2 de terrain, s'est vendue 505 000 euros (3 885 euros le mètre carré), initialement sur le marché à 650 000 euros. Les appartements, eux, se négocient autour de 3 500 euros le mètre carré, jusqu'à 6 000 pour les résidences face à la mer.
Des terrains excessivement chers
Pour construire, "mieux vaut se tourner vers La Teste, mais les terrains sont excessivement chers", explique Philippe Gatignol. Un terrain de 669 m2 a toutefois été mis en vente 150 000 euros. Mais il se trouve de l'autre côté de la voie rapide, à 3 kilomètres du centre, où "il aurait coûté 20% de plus", analyse André Celton, d'Avia. Selon lui, dans cette commune occupée à 80% par des résidents permanents, il faut débourser au moins 200 000 euros pour une maison de 90 à 100 m2. Les jeunes s'expatrient donc à Gujan-Mestras, au Teich ou plus loin à l'intérieur des terres.
Reste l'exception, voire l'exceptionnel, sur la presqu'île du cap Ferret, au nord du bassin. Là, le ticket d'entrée atteint "600 000 euros pour une maison de 100 m2, ou seulement 400 000-450 000 euros pour 80 m2 en bord de route", détaille Annick Chantrel, de la Bourse de l'immobilier. Les belles maisons en bois, sans travaux, valent au moins 900 000 à 1 million d'euros ; le double avec une vue sur la mer. "Les biens surévalués ne se vendent pas, tempère Annick Chantrel. Depuis l'an dernier, le marché ne monte plus." Pour les petits budgets, reste le 2-pièces. L'un d'eux, avec chambre en mezzanine, petite cuisine indépendante et petite terrasse, a été acheté 150 000 euros par un jeune couple. Situé dans le village de vacances du Claouey, il est tout de même à un kilomètre de la mer.

