Tout d'abord, les Français considèrent qu'une personne est "sénior" à 59,4 ans, âgée à 72,3 ans et très âgée au-delà de 85,5 ans.
Parmi les retraités actuels, plus de la moitié (65%) révèlent avoir été confiants à l'égard de leur retraite pendant leur période d'activité professionnelle. A l'inverse, ce sont aujourd'hui plus de 72% des actifs qui avouent être inquiets vis-à-vis de leur période d'inactivité professionnelle à venir. En outre, le niveau de vie et le pouvoir d'achat des retraités, déjà considérés comme insuffisants pour 74% de la population, devraient baisser selon 68% des futurs retraités.
Il est par ailleurs remarquable de constater que seul un non-retraité sur quatre confie ne pas songer à sa retraite. Cela met donc en lumière l'inquiétude des Français.
D'autre part, s'agissant des comportements immobiliers, près d'un futur retraité sur quatre souhaite vivre dans des lieux différents selon les périodes de l'année, alors qu'ils ne sont que 10% de retraités à pratiquer la multi-résidentialité. L'on note le même écart en matière de déménagement : 40% des non-retraités estiment qu'ils déménageront alors que seulement 25% des retraités actuels l'ont réellement fait ou pensent le faire.
Cette étude met également en avant la crainte de la dépendance et de la perte d'autonomie: 35% des personnes interrogées estiment qu'il s'agit là de leurs plus grandes craintes pour leurs vieux jours. En outre, plus de la moitié des sondés pensent que l'aide apportée par la solidarité nationale sera moins bonne qu'aujourd'hui.
La majorité des Français non encore retraités espèrent vivre le plus tard chez eux soit grâce à l'essor des services à la personne (59%), soit moyennant quelques aménagements (49%).
Enfin, 55% des personnes interrogées estiment que les services à la personne sont l'élément indispensable au maintien d'une personne âgée à son domicile, devant les soins médicaux (38%) et l'accessibilité du logement (26%).

