Pourtant au coeur de grandes opérations d'aménagement urbain, certains quartiers de Marseille sont boudés, tels que la Joliette, la Canebière ou Belle-de-Mai. En effet, les programmes neufs y ayant bien fonctionné, l'ancien a vu ses prix augmenter, mais ne pas baisser malgré la crise. A noter que pendant cette période économiquement mouvementée, nombre de projets urbains ont par ailleurs été gelés, n'incitant dès lors guère à l'investissement.
Lors du lancement de l'opération de réhabilitation du quartier, la Joliette était présentée comme LE quartier où investir. Or, le chantier a pris du retard, les infrastructures n'ont pas suivi, et le visage définitif du secteur n'est pas terminé. Toutefois, et malgré les prix inadaptés au contexte, la Joliette présente un beau potentiel pour les prochaines années.
Malgré la redynamisation du centre-ville, sa revalorisation grâce au tramway, à la piétonnisation de certaines artères, à la rénovation de l'habitat grâce au PRI (périmètre de restauration immobilière), le secteur de la Canebière manque d'attrait. Le risque pour les habitants sans voiture est de vivre dans un secteur sans vie.
Alors que l'idée était de créer au sein de ce quartier un ambiance village, le fait que Sainte-Marthe soit enclavé, souffre de constants embouteillages et soit en outre éloigné des entrées d'autoroutes, a freiné considérablement l'arrivée de potentiels acquéreurs.
Le quartier de La Belle-de-Mai était promis à un bel avenir, grâce notamment à al création d'un pôle Multimédia, de la Friche et d'un cabaret aléatoire. Or, si beaucoup avaient misé sur le logement des salariés desdites structures au sein du secteur, c'était sans compter l'insécurité du secteur qui n'a pas incité à leur installation.

