Evaluer sa retraite, c'est-à-dire estimer le montant des pensions à percevoir nécessite six étapes.
Si le nombre de trimestres dépend de la carrière, le nombre requis pour partir à la retraite à taux plein est fonction de la date de naissance. Ainsi, 160 trimestres sont nécessaires aux cotisants nés en 1948 qui auront 60 ans cette année. Au-delà, le gouvernement estime qu'il faut un trimestre supplémentaire par an et par année de naissance depuis 2008 et jusqu'en 2012. En conséquence, les personnes nées après 1952 devront avoir cotisé au moins 164 trimestres.
Si le nombre de trimestres requis n'est pas atteint, une décote s'appliquera aux montants des pensions. Il s'agit donc de "compléter" : en retrouvant les travaux saisonniers, les petits boulots, les stages rémunérés, ....tout cela contribue à faire des trimestres (le salaire d'un mois doit représenter 200 fois le SMIC horaire de l'époque pour équivaloir à un trimestre).
Par ailleurs, il faut savoir que les 2/3 du montant de la pension des cadres dépend des retraites complémentaires. Il convient donc de comptabiliser les points.
L'on entend par "dossier" les bulletins de paie, les décomptes de points Arrco et Agirc pour les cadres. Bien sûr, la mobilité professionnelle engendre des changements de caisses, d'où certaines difficultés à retrouver l'entière comptabilité des points complémentaires...Il faudra alors reprendre contact avec chacune d'entre elles.
Il s'agit ni plus ni moins que de reconstituer avec une infinie précaution la carrière professionnelle, avec notamment la preuve des équivalences de périodes d'activité effectuées à l'étranger.
En effet, bon nombre de personnes apprennent qu'elles ne peuvent bénéficier d'un taux plein, faut de document suffisamment probants, alors qu'en réalité ellles y ont droit !
La difficulté réside dans le moment de la simulation : trop tôt, l'on ne prend pas en compte certains événements de la vie ; trop tard, l'on peut avoir perdu des années pour épargner en vue d'un quotidien amélioré.
Il existe d'une part des centres d'information dédiés, les Cicas. D'autre part, il est possible de faire jouer le droit à l'information prévu dans la loi Fillon.

