Bien que plusieurs cas d'exonération aient été créés ces dernières années, notamment au profit des dirigeants d'entreprise, l'impôt de solidarité sur la fortune constitue toujours une charge en constante augmentation, en raison de la hausse des prix de l'immobilier ou de la revalorisation de ses actifs financiers.
Toutefois, la loi a prévu certains dispositifs qui permettent d'en limiter l'impact.
Il s'agit de réduire l'assiette d'imposition en optant pour des placements bénéficiant d'avantages spécifiques.
Ainsi, il sera conseillé aux plus petits patrimoines de souscrire un contrat de capitalisation plutôt qu'une assurance-vie. En effet, même s'ils apparaissent semblables, ces contrats subissent un traitement différent en matière d'ISF: dans le cadre d'une assurance-vie, le détenteur doit déclarer la valeur de rachat de son contrat ; en revanche, dans le cadre d'un contrat de capitalisation, le détenteur n'indique que le montant des primes versées (intérêts et plus-values ne sont donc pas comptabilisés). Ce faisant, après 5 ou 8 années, le gain peut être très significatif.
L'autre voie recommandée est la souscription de contrats d'assurance-vie dits"euro diversifiés". Grâce à ce nouveau type de placement, l'intégralité de l'épargne placée ainsi que les intérêts en résultant sont exclus de l'assiette de l'ISF jusqu'à dix années. A noter toutefois qu'il ne faut bien sûr pas avoir besoin de cet argent pendant la durée du placement, car il est indisponible.

